Podcast 78 – Qu'est-ce que l'homéopathie ?

Joette Calabrese

 

DANS CE PODCAST, NOUS ABORDONS LES SUJETS SUIVANTS :

04:37    Allopathie versus homéopathie

10:00    Le discours éclair de Joette sur l'homéopathie

15:20    Comment débuter

20:58    Médecine conventionnelle au besoin

 

LIENS ET RESSOURCES MENTIONNÉS DANS CE PODCAST :

Mon blog

Weston A. Price, les traditions sages (mes articles)

Guide de démarrage rapide (décidez des prochaines étapes à suivre dans votre apprentissage de l'homéopathie)

Introduction à l'homéopathie : un programme d'étude guidée en groupe

Ma communauté gratuite (liens vers des recherches et des articles sur l'homéopathie)

 

 

Kate :  Voici l'épisode numéro 78 du podcast Practical Homeopathy® avec Joette Calabrese.

 

Joette :  Je suis Joette Calabrese et je vous souhaite la bienvenue sur le podcast Practical Homeopathy®. Partout dans le monde, des femmes et des hommes reprennent en main la santé de leur famille et apprennent à soigner leur corps naturellement, en toute sécurité et efficacement. Si vous souhaitez en savoir plus, vous êtes au bon endroit. Restez à l'écoute : nous vous donnerons les outils et l'inspiration nécessaires, grâce à mes décennies d'expérience et de connaissances acquises avec cette médecine puissante qu'est l'homéopathie.

 

 

Kate :  Joette, il y a quelques minutes, nous parlions de ce que nous avons fait ce week-end et la semaine dernière. Nous avons toutes les deux eu l'occasion de répondre à la question : « Qu'est-ce que l'homéopathie ? » Je pense que c'est une excellente question, posée très souvent par les personnes à qui je parle, et j'imagine que tes étudiants aussi, n'est-ce pas ?

 

Joette :  C'est exact, tout le temps.

 

Kate :  Tu as eu une conversation intéressante avec quelqu'un. J'aimerais savoir comment tu as répondu à cette question. Peux-tu nous raconter un peu ce qui s'est passé, qui tu as rencontré et comment tu as répondu ?

 

Joette :  Eh bien, la personne qui me posait la question est un homme d’affaires très expérimenté et prospère. Je devais faire une présentation devant un groupe et on me donnait des conseils sur mon travail. Il était donc essentiel pour moi d’être très claire, sans pour autant m’éterniser.

 

Il est difficile, lorsqu'on a recours à l'homéopathie — même depuis peu de temps —, de se focaliser sur la fabrication , car elle diffère considérablement de celle des médicaments conventionnels. Ces derniers sont simplement obtenus à partir d'une substance, reproduite synthétiquement et fabriquée en laboratoire.

 

L'homéopathie, bien sûr, est très différente. C'est pourquoi beaucoup d'entre nous — surtout au début, lorsqu'on découvre l'homéopathie — restent bloqués à cette étape. Or, ce que les gens cherchent, c'est : « Qu'est-ce que c'est et comment cela peut-il m'aider ? » Ou encore : « Comment cela vous a-t-il aidé ? Je pourrai alors décider si cela pourrait m'aider aussi. »

 

Kate :  C’est presque comme si, quand je vous écoute parler, c’était ce qu’on apprend en vente. Pas vrai ? Je veux dire, on n’essaie pas de convaincre cette personne, mais on peut en faire trop.

 

Joette :  Oh oui, absolument ! J'essaie de faire connaître l' monde entier ! Je veux que ce remède soit accessible à tous. Je pense que l'humanité se porterait beaucoup mieux si nous pouvions nous débarrasser de notre forte dépendance aux médicaments de synthèse. Je crois que l'homéopathie peut faire des merveilles pour la structure familiale. Je pense qu'elle peut faire des merveilles pour les personnes âgées et – et c'est un de mes principaux objectifs – pour l'autonomie, car nous avons tendance à déprimer. Excusez-moi de m'égarer, mais je crois que nous, les humains, déprimons lorsque nous sommes dépendants.

 

Ma mère est dépendante de moi. (Je ne pense pas que cela la déprime. Elle est atteinte d'Alzheimer à un stade avancé.) Mais au début de sa maladie, c'était sa plus grande préoccupation. C'était aussi la plus grande préoccupation de mon père : « Je ne veux pas dépendre de toi. » C'est pourquoi je pense qu'il est si néfaste pour les enfants adultes de rester trop longtemps à la maison. Je pense qu'il est très néfaste pour les gens de vivre des aides sociales pendant de longues périodes. Je comprends que ce soit nécessaire, ponctuellement et en cas de besoin, mais si l'on veut qu'une personne soit pleinement active et épanouie, elle doit être indépendante.

 

Alors, si je ne vous ai pas convaincu·e·s de l'homéopathie, j'ai échoué ! Je souhaite que vous soyez tous·tes convaincu·e·s par l'homéopathie – pas vous, Kate, car vous l'êtes déjà – mais je souhaite que vous, mes auditeurs, soyez tellement convaincu· e·s que vous puissiez désormais la recommander à votre entourage. C'est ce que j'essaie de faire lorsque j'explique ce qu'est l'homéopathie.

 

Allopathie versus homéopathie

 

Alors, voici ce que j'ai dit à ce groupe de personnes. J'ai dit : « Il y avait deux types de médecine en Amérique du Nord. Il y avait les médecins conventionnels (ceux de l'AMA que nous connaissons tous aujourd'hui) et les homéopathes. Les deux faisaient des études de médecine. Les homéopathes allaient dans une école de médecine homéopathique, tout aussi rigoureuse à l'époque que l'était l'école de médecine conventionnelle (dans les années 20, 30, 40, et même bien avant). ».

 

J'ai même écrit un livre à ce sujet ! Aux États-Unis, il y avait un peu plus de 100 hôpitaux homéopathiques. Les médecins conventionnels en avaient un peu moins… si je me souviens bien, environ 96. Tous les hôpitaux construits par les homéopathes étaient de grands établissements solides. Ils étaient essentiels à la vie des communautés. Ils étaient vastes, beaux et bien financés. Non pas par l'industrie, mais par des associations féminines et des patients qui faisaient des dons, tellement ils étaient satisfaits des soins reçus.

 

Il y avait donc deux factions : la première disposait d’aspirine, de drogues très puissantes comme la cocaïne, et pratiquait la chirurgie ; c’était à peu près tout… et du mercure. Puis, pendant la Première Guerre mondiale, on a mis au point des antibiotiques (qui n’ont été commercialisés qu’aux alentours de la Seconde Guerre mondiale) et des psychotropes. Grâce à ces deux catégories de produits, l’industrie pharmaceutique qui les soutenait – et qui était à leurs côtés – a connu un essor considérable. Forts de ce succès, ils se sentaient tout-puissants !

 

Pendant ce temps, les homéopathes disposaient des mêmes médicaments que nous utilisons depuis 200 ans. Une concurrence s'est installée. Les médecins conventionnels se sont concertés et ont décidé : « Maintenant que nous avons la force de ces deux remèdes considérables… » (et je dois dire qu'ils étaient vraiment considérables) « … alors nous pouvons éliminer la concurrence. »

 

C'était aussi simple que cela. Ils se sont donc organisés et ont élaboré un plan – un plan très bien financé (car l'industrie pharmaceutique les soutenait) et très intelligemment orchestré – pour éliminer la concurrence. Et les homéopathes étaient alors pratiquement leurs seuls concurrents.

 

Ainsi, la première association médicale aux États-Unis était l'Association de médecine homéopathique. La seconde fut l'Association médicale américaine (AMA). Cette dernière stipulait que tout membre qui envoyait un patient chez un homéopathe serait radié de l'AMA. De même, tout membre qui acceptait un patient d'un homéopathe était radié ; il était mis à l'écart de l'AMA, même s'il jouait au golf avec un homéopathe.

 

Et oui, tout cela a été écrit. Tout est dit. Vous pouvez le lire. Alors, les homéopathes ont naïvement pensé : « La crème finira par se révéler ! » Les gens comprendront les bienfaits de l’homéopathie, qu’elle est sans effets secondaires, qu’elle peut être très curative, qu’elle est naturelle, peu coûteuse et qu’elle permet aux familles de soigner leurs propres animaux, etc.

 

Mais ce n'est pas ce qui s'est passé car le marketing de l'autre côté était volumineux et exceptionnel.

 

L'homéopathie a donc disparu à la fin des années 40 aux États-Unis – enfin, en Amérique du Nord, donc au Canada également. Elle n'a pas disparu en Angleterre, en Allemagne, en France, en Italie, en Espagne, au Portugal, en Suisse ni dans les pays d'Amérique du Sud. Mais elle a disparu aux États-Unis en raison de l'efficacité des campagnes publicitaires et du travail de promotion. J'ajouterais que, de concert avec les instances gouvernementales, l'AMA a œuvré sans relâche pour que son traitement devienne une référence.

 

On le constate encore aujourd'hui. Or, si vous interrogez un médecin conventionnel à ce sujet, il ne saura pas de quoi vous parlez, car il n'étudie pas l' histoire de la médecine. Il étudie en fonction du médicament ou de l'intervention chirurgicale associés à telle ou telle pathologie.

 

Alors, quand j'ai fini de vous dire ce que je viens de vous dire, un des hommes du groupe que je tiens en très haute estime a dit : « C'est ça ! Maintenant, je comprends. »

 

Il n'avait pas besoin de savoir que c'étaient toutes de petites pilules blanches. Il n'avait pas besoin de savoir qu'elles étaient toutes d'origine naturelle. Il n'avait pas besoin de savoir qu'elles étaient bon marché. (Enfin, je l'avais un peu évoqué.) Il n'avait pas besoin de savoir comment elles étaient fabriquées, qu'elles étaient dynamisées et diluées, etc., et qu'elles ne sont pas la propriété de quelqu'un – il n'y a pas de brevet sur chacune d'elles. Il n'avait besoin de rien savoir de tout ça ! Mais on se laisse souvent prendre à ces détails quand on apprend l'homéopathie.

 

Le discours éclair de Joette sur l'homéopathie

 

En résumé, une version plus courte, ce que j'appellerais mon argumentaire éclair, est :

 

« Qu’est-ce que l’homéopathie ? »  

 

« L’homéopathie, c’est le médicament que nous pensions tous recevoir, celui qui allait nous guérir. »

 

Je dis aussi : « Vous savez, quand vous allez chez votre médecin et que vous avez des sinusites à répétition, des infections urinaires persistantes, ou un eczéma plus aggravé que jamais ? Du coup, vous ne pouvez plus manger de gluten ni de produits laitiers. Eh bien, voici le médicament qui met fin à tout ça. C’est celui qu’on aurait dû avoir depuis le début. »

Vous n'avez plus beaucoup de temps pour expliquer davantage, car la porte s'ouvre et ils sortent au septième étage.

 

Kate :  Exactement. C'est très rapide !

 

Joette :  Oui, surtout quand tu as commencé le cinquième !

 

Kate :  Maintenant, vous avez piqué leur curiosité.

 

Joette :  Oui, oui.

 

« Waouh ! Qu'est-ce que c'est ? »

 

« Eh bien, si cela vous intéresse, vous pouvez aller sur mon site web, où j'en parle et où je donne beaucoup d'informations gratuitement. »

 

Voilà, en résumé. Si quelqu'un veut en savoir plus : « Avez-vous un médicament pour… ? » (C'est généralement la question suivante.) « Avez-vous un médicament pour… » (Et là, il faut préciser : la goutte, l'arthrite, l'eczéma, etc.)

 

« Oui, oui, nous avons un médicament pour ça. »

 

« Existe-t-il des tests en double aveugle ? »

 

La plupart des gens, en faisant des recherches sur Internet, trouveront des informations contradictoires : certains affirment qu'il n'existe aucune preuve scientifique, tandis que d'autres pensent le contraire . D'ailleurs, l'expression « double aveugle » est un terme homéopathique.

 

Kate :  Vraiment ?

 

Joette :  Oui, car c’est ainsi que se déroulent les expérimentations. Celles-ci ont commencé à la fin du XVIIIe siècle. Le docteur Samuel Hahnemann utilisait la méthode du double aveugle. C’est ainsi que nous apprenons la composition de notre matière médicale . Comment pouvons-nous connaître les propriétés de ces médicaments si nous ne les évaluons pas par une expérimentation en double aveugle ?

 

Kate :  Donc, lors des expérimentations, il y a en fait un groupe qui ne prend pas le médicament, et un autre groupe qui le prend, et ils ne savent pas qui est qui et ils le notent ?

 

Joette :  Oui. Quand j’ai étudié l’homéopathie à Toronto, j’ai participé à une expérimentation. Il y avait en fait trois groupes. Un groupe prenait le médicament (sans savoir de quoi il s’agissait). Le deuxième groupe l’administrait (sans savoir de quoi il s’agissait). Et le troisième groupe (parce que j’avais peur)…

 

Kate :  Je croyais que tu avais dit que tu étais enceinte.

 

Joette :  À un moment donné, j'étais enceinte, mais c'était un cours de cinq ans — cinq années d'expérimentation. J'étais enceinte et j'avais peur. Du coup, j'ai fait partie du groupe qui s'est chargé de rassembler, d'organiser et de compiler toutes les données. Une fois que tout a été terminé… et il y avait des centaines de personnes dans ces groupes. Il y avait 300 personnes dans le cours — 340, quelque chose comme ça. Donc, 100 personnes ont réellement pris le remède. Ensuite, une fois les données rassemblées et organisées, nous avons passé d'innombrables heures à écouter les résultats.

 

Et des points communs se dégageaient. Sur les 100 personnes, 20 % ont ressenti de l'anxiété au réveil à 4 h du matin, car elles en avaient la preuve. Elles n'avaient pas besoin du médicament, et celui-ci leur causait un malaise. C'est ainsi que nous avons découvert les effets secondaires possibles de ces médicaments. Voilà une piste.

 

Une autre approche est clinique. Au bout d'un certain temps, si une personne se cogne la tête à répétition — pas une seule personne, mais plusieurs — et qu'un praticien perspicace remarque : « Tiens, à chaque fois qu'une personne se cogne la tête, et qu'on utilise de l'Arnica, ça marche ! »

 

Avons-nous besoin d'une preuve pour le démontrer ?

 

Non. Cliniquement parlant, c'est une preuve en soi.

 

Kate :  Pour revenir à cette question – la deuxième question que les gens posent après votre présentation éclair ou l’histoire de l’homéopathie – vous avez évoqué votre blog. Ensuite, nous avons parlé des preuves, des démonstrations et des études. Mais si on vous demande précisément : « D’accord, mais avez-vous un remède contre l’asthme ? », que répondez-vous ?

 

Joette :  La réponse est oui.

 

Cela dépend du temps que j'ai avec cette personne. S'il s'agit de quelqu'un qui fait une crise d'asthme sur le champ – et je l'ai déjà fait dans des aéroports –, je vois quelqu'un souffrir et nous avons des heures avant notre prochain vol. Je lui dis alors : « Voici un médicament. Si vous le souhaitez, vous pouvez le prendre. Ce n'est pas obligatoire. Voici quelques-unes de mes cartes de visite pour que vous voyiez que je suis fiable. Cela pourrait vous être utile. »

 

Mais si je n'ai que quelques minutes à consacrer à la personne, je lui dirai : « Oui, il existe un médicament pour ça. Si cela vous intéresse, il vous suffit de taper mon nom et le nom de la maladie sur Google : “Joette Calabrese asthme” ou “Joette Calabrese forte fièvre”. » Car même si je tiens ce blog depuis plus de dix ans, j'ai aussi contribué à d'autres blogs et newsletters (Weston A. Price, Wise Traditions, une chronique que j'écris depuis dix ans). J'ai beaucoup d'informations à gratuitement .

 

Comment débuter

 

C’est par là que j’aime que les gens commencent. S’ils se découvrent un intérêt, alors se dire : « Tiens, j’ai vraiment envie d’en apprendre davantage. Je ne veux pas me contenter d’utiliser ça. Je veux l’utiliser pour toute ma famille. Comment puis-je en apprendre plus ? »

 

Ensuite, ils suivent les instructions de mon site qui leur expliquent comment… « D’accord, et après ? Que dois-je prendre en compte ? Dois-je créer un groupe d’étude ? Dois-je en rejoindre un, etc., pour en apprendre davantage ? » Une fois qu’ils ont commencé le groupe d’étude… et c’est ce que je souhaite… je veux que les gens deviennent aussi accros que je l’ai été, afin qu’ils puissent subvenir aux besoins de leurs enfants, ou, s’ils ont déjà des enfants, ou s’ils n’en ont pas, qu’ils puissent utiliser ce médicament à la place des nombreux médicaments de synthèse que nous ingérons tous régulièrement.

 

Kate :  Joette, c'est exactement ce que je fais quand on me demande : « Existe-t-il un médicament pour XYZ ? » Je les oriente vers ton site web, ou je leur dis de chercher « Joette Calabrese » suivi de leur maladie sur Google. C'est exactement la même chose que je dis. On les dirige vers ton site. Je leur dis aussi qu'ils peuvent y apprendre ce qu'est l'homéopathie, précisément, si je n'ai pas le temps de tout expliquer. Comme tu l'as dit, on n'entre peut-être même pas dans les détails. J'en parle probablement même trop, au lieu de me contenter d'un bref aperçu…

 

Joette :  Oh oui, parce que si on leur donne trop d’informations, on voit tout de suite leurs yeux se voiler. Ils doivent y aller étape par étape.

 

« Oh, c'est intéressant. Oui, je voudrais un médicament sans effets secondaires. Oui, je voudrais un médicament qui ne m'empêche pas de manger des aliments pendant les 30 prochaines années de ma vie parce que les antibiotiques ont détruit toutes mes bonnes bactéries et ma flore intestinale, etc. »

 

Alors, comme je le dis toujours aux gens qui me demandent : « Vraiment ? C’est prouvé ? Je ne sais pas. Je vais sur Wikipédia. » (Oh, excusez-moi, j’ai mal prononcé « Wikipédia ».) « Et ça m’a amené à croire que l’homéopathie était du charlatanisme. »

 

Eh bien, je viens d'évoquer la raison pour laquelle je pense que cette information figure sur Wikipédia. Malgré les nombreuses tentatives des homéopathes pour la corriger, elle est rétablie en quelques minutes, puis supprimée. Bref, Wikipédia n'est pas un site organique. Sachez-le. Je pense même qu'elle ne l'a jamais été, car ce problème ne se limite pas à l'homéopathie, mais touche aussi d'autres domaines. Si les auteurs ne souhaitent pas que cette information y figure, elle n'y sera pas.

 

Je leur conseille donc d'aller sur mon site web. De cliquer sur « Ressources », puis sur « Communauté ». Nous avons plusieurs pages de liens. J'espère qu'ils sont toujours valides, car nous les consultons régulièrement, même si ce n'est pas aussi souvent que je le souhaiterais. Il s'agit de recherches et d'études menées sur l'homéopathie dans le monde entier. Nombre d'entre elles sont réalisées par des docteurs en philosophie, d'autres par des médecins, et d'autres encore par des hôpitaux (pas aux États-Unis, bien sûr, mais ailleurs).

 

Cela vous donnera les éléments nécessaires pour dire : « OK, c'est réel. Ce n'est pas magique. Ce n'est pas du New Age. »

 

Ce n'est pas du New Age. Je ne saurais trop insister sur ce point.

 

L'homéopathie n'est pas New Age ! C'est un médicament! Aux États-Unis, elle est réglementée comme tel , car cette agence a été fondée par l'un de ses membres éminents, le Dr Copeland, médecin homéopathe dans l'État de New York. Il a veillé à ce que l'homéopathie soit reconnue dès la création de la FDA. Ce n'est donc pas un complément alimentaire, ni des vitamines, ni des nutriments, ni des huiles essentielles. Ce terme ne signifie pas non plus « holistique ». C'est un médicament à part entière.

 

Kate :  Quand les gens vous demandent ce qu'est l'homéopathie, vous ne répondez pas ce que vous venez de dire ? 

 

Joette :  Je ne vais pas jusque-là. Ça les rebuterait. Dans notre enthousiasme, j'ai constaté par le passé que ça pouvait parfois aller trop loin dans la conversation. Si ça vous intéresse, je laisse tomber et je dis simplement : « Allez voir mon site web. » Sauf, bien sûr, s'ils ont beaucoup de temps libre ; par exemple, si on est à un pique-nique en famille et qu'un nouveau membre arrive et veut savoir de quoi il s'agit. Je ne veux pas être le centre de l'attention lors d'un pique-nique familial. Je ne veux pas que mon message soit celui-là. Je veux susciter l'intérêt, mais juste l'éveiller, puis les laisser faire leur propre chemin et découvrir à leur rythme.

 

Kate :  Je suis curieuse de savoir. Ce monsieur était-il intéressé ? Ou comment s'est déroulée la conversation ensuite ?

 

Joette :  C’est intéressant, oui. Il a contacté le cabinet et a pris rendez-vous. Il est très intéressé. Il a dit : « Je comprends. J’en ai marre des médicaments. J’ai une maladie chronique et je ne veux plus prendre ces médicaments car ils aggravent mon état. »

 

C'est bien de là que nous sommes tous partis, n'est-ce pas ? Personne ne se tourne vers l'homéopathie en pleine forme. On y vient à bout de forces, terrassé par la maladie et les mauvais traitements qu'elle a subis, à mon avis.

 

Kate :  D'après ce que vous m'avez dit, c'est quelqu'un qui pourrait aller n'importe où dans le monde et obtenir n'importe quel type d'aide.

 

Joette :  Sans aucun doute. Absolument. Il pouvait aller n’importe où, et il a voyagé dans de nombreux pays pour se faire soigner – comme beaucoup d’autres. Les familles royales ont recours à l’homéopathie depuis des siècles. Ils pouvaient aller partout. Rockefeller était un fervent défenseur de l’homéopathie ; d’une part, il employait un homéopathe et, d’autre part, il prônait la médecine conventionnelle.

 

Médecine conventionnelle au besoin

 

Écoutez, je ne suis pas là pour dénigrer la médecine conventionnelle. Elle comporte de nombreux aspects dont nous avons tous besoin à un moment ou un autre de notre vie. Les soins d'urgence dans un bon service d'urgences peuvent sauver des vies. La chirurgie, c'est quand c'est vraiment nécessaire, pas quand on se dit : « Tiens, les amygdales sont hypertrophiées. On va les enlever. » Non, non, je parle d'une opération vraiment indispensable, pratiquée par un bon chirurgien expérimenté – celui qui a les cheveux grisonnants, c'est lui qu'il vous faut. Pas un jeune. Il vous faut quelqu'un de plus âgé et avec beaucoup d'expérience. C'est ce genre de médecine dont nous avons besoin.

 

Les diagnostics ! Extrêmement précieux. Les examens diagnostiques accessibles aujourd'hui au grand public grâce à la médecine conventionnelle peuvent sauver des vies. Si une femme a une grosseur au sein, à moins de savoir que cela se produit chaque mois lorsqu'elle mange du chocolat, on peut raisonnablement supposer qu'il ne s'agit pas d'une tumeur cancéreuse. Mais si vous découvrez une grosseur suspecte, que vous ignorez sa nature, et que votre médecin, avec ses cheveux grisonnants, vous dit : « Je ne sais pas ce que c'est. Il faut vraiment faire des examens complémentaires. » N'hésitez pas, faites ces tests. Découvrez de quoi il s'agit.

 

Vous avez des saignements rectaux, et le sang est noir, c'est certain. Il y a un moment pour faire un test. Mais en faire un juste pour jeter un coup d'œil, là, je dis stop.

 

Ainsi, une médecine moderne encadrée est une excellente chose. En revanche, une médecine moderne débridée, c'est ce que nous constatons un peu trop souvent aujourd'hui.

 

Kate :  Eh bien, c’est très intéressant. Ce monsieur sera donc votre client et il découvrira ainsi ce qu’est l’homéopathie, par lui-même.

 

Joette :  Eh bien, c’est intéressant parce que… c’est un homme d’affaires très prospère. Je crois que, souvent, pour réussir dans la vie, il faut sortir des sentiers battus. On ne peut pas se comporter comme tout le monde. Il n’est donc pas étranger à cette approche. On arrive à un certain âge et on se dit : « J’ai suivi les sentiers battus, la voie classique… ou plutôt, la large … »

 

Kate :  Exactement, la route large.

 

Joette :  … la grande route, et ça ne m'a pas aidée. Je suppose que je dois emprunter un plus étroit . Ce sont donc ces personnes-là qui sont les plus susceptibles d'être intéressées, de par leur mode de vie, leurs expériences, leurs convictions, leurs choix. On sait généralement quel genre de personnes s'intéressera à l'homéopathie. Ce sont… disons, les curieux. Car si l'on traverse la vie sans curiosité, on s'engagera sur la grande voie. C'est la curiosité qui nous maintient éveillés, qui nous pousse à apprendre constamment et qui nous passionne.

 

Il faut cultiver ces connaissances. J'encourage chacun à le faire quotidiennement, à s'instruire et à ne pas accorder trop d'importance aux formations universitaires et aux diplômes de troisième cycle. Cela ne signifie pas que ces formations n'ont aucune valeur dans certains cas, mais ce n'est pas la voie principale. C'est la voie principale.

 

tout le monde va à l'université. Je ne veux pas être sarcastique, mais c'était comme ça quand j'étais au lycée. Tout le monde y allait. C'est devenu trop banal à mon goût, sauf si on a un objectif précis : « Je veux devenir avocat. » « Je veux devenir ingénieur. » Là, je comprends. Ça a du sens. Mais il faut continuer à se former, et ça doit être une activité quotidienne.

 

Kate :  Voilà donc une très bonne explication de la question « Qu’est-ce que l’homéopathie ? » Si vous avez besoin de réécouter ce podcast plusieurs fois pour bien mémoriser son histoire et pouvoir expliquer aux gens comment l’homéopathie a connu une évolution si spectaculaire que la plupart des gens n’en ont jamais entendu parler.

 

Merci, Joette, d'avoir clarifié ce point pour nous.

 

Joette :  Avec plaisir, Kate — comme toujours.

 

Kate :  Vous venez d'écouter un podcast de PracticalHomeopathy.com où Joette Calabrese, homéopathe certifiée, conférencière et auteure, partage sa passion pour aider les familles à rester en bonne santé grâce à l'homéopathie et à une alimentation riche en nutriments. Les podcasts de Joette sont disponibles sur iTunes, Google Play, Blueberry, Pandora, Stitcher, iHeart et TuneIn Radio.

 

Merci d'avoir écouté ce podcast avec Joette Calabrese. Pour en savoir plus et déterminer si l'homéopathie correspond à vos besoins en matière de santé, rendez-vous sur PracticalHomeopathy.com.